5 petites choses de moi
Un ami m'a imposé une chaîne... Ce n'est pas que je préfère les menottes, quoi que...
Il faut que je raconte 5 choses que l'on ne sait pas d'elle, donc de moi. Voilà, vite fait, à tire d'aile....
5 choses de moi
1- Le Citron
Je me souviens que nous habitions au 2ème étage et que ma cousine venait souvent nous voir en petite fiat qu’on appelait « un pot de yaourt », je crois, avec toit ouvrant.
A l’époque il n’y avait pas beaucoup d’automobiles et elle se garait juste sous l’immeuble. Elle discutait avec mes parents de choses de grandes personnes, et, m’ennuyant un peu, je ne sais qu’est ce qu’il m’est passé dans la tête, j’ai visé sa voiture avec un citron qui a pénétré à l’intérieur.
Lorsqu’elle est revenue quelques jours plus tard, elle était toute guillerette de nous annoncer que quelqu’un s’intéressait à elle car elle avait trouvé un citron dans la voiture, et qu’on lui avait décerné le « prix citron »(il faut dire qu'elle avait un sacré caractère et qu'elle s'en flattait). Bien sûr, ensuite j’en ai régulièrement envoyé en alternant oranges et citrons… Comme ça roulait n’importe où dans la voiture, elle ne s’est jamais doutée que c’était moi et ça l’a intriguée beaucoup, pendant longtemps.
2- L’école
J’ai toujours été très bonne en rédaction, toujours 1ère et on lisait ma rédaction à voix haute, j’étais très fière.
Encore plus fière le jour, où d’autres « maîtresses », subjuguées par mon talent, ont eu envie de voir ce que je pouvais inventer et se sont mises à me donner des rédactions à faire pour le plaisir.
J’étais vraiment très fière jusqu’au moment où, submergée de devoirs, j’ai commencé à écrire n’importe quoi, et je crois qu’elles ont compris.
Il faut dire que la dernière était des plus fantaisistes et que le fantastique n’était pas encore considéré comme de la littérature.
3-Melle Demanche
Elle a toujours été mon instit préférée. Je l’adorais et me souviens très précisément de son visage. Elle portait toujours des cols très hauts qui faisaient travailler l’imagination. Qu’est ce qu’elle avait au cou ?
Traces d’égorgement, de pendaison, cicatrice horrible, tache de vin, grosse verrue, bref, tout y passait. La cour de récréation nous servait à une répétition du musée des horreurs.
Puis je suis partie au collège, je l’ai perdue de vue, et je ne le saurais jamais.
Mademoiselle Demanche de l’école Jean Macé, si vous lisez ces lignes, Dîtes moi ce que vous nous cachiez.
4- Le papillon
J’ai toujours été fascinée par les papillons surtout les papillons de nuit. J’adore les attraper, mettre mes mains comme une cage pour ne pas les blesser et sentir leurs ailes caresser mes paumes.
Cette fois là au parc j’en avais trouvé un, un peu mal en point, mais avec des couleurs magnifiques.
Je le tenais dans ma main, tout en mangeant mon goûter de l’autre. Jusqu’au moment où je me suis trompée de main.
5-La nuit sans fin
1984, une nuit comme une autre. Nous dormions avec mon compagnon, je me réveille, j’ai soif. Je regarde l’heure, 4h44.
Je vais boire, petit tour aux toilettes.
Je regarde l’heure, 4h44.
Je pense que le radio réveil est arrêté, ce qui est idiot, c’est un radio réveil électrique et digital.
Je vais voir l’heure dans la cuisine, 4h44.
Sur la montre de mon compagnon, 4h44.
Interloquée je retourne me coucher, 4h44.
Je reste éveillée et surveille le radio réveil.
L’heure ne change pas.
Je commence à m’angoisser et réveille mon compagnon, qui bien sûr, prend ça à la rigolade, fait le tour de toutes les montres et horloges que l’on peut avoir, 4h44.
Il pense que j’ai du mal lire en me levant, donc on attend que l’heure bouge.
Nous attendons longtemps, rien.
4h44 indéfiniment.
Nous nous sommes dit qu’il se passait quelque chose, on ne savait pas trop quoi, alors on a décidé d’essayer de se rendormir et de ne plus regarder l’heure. Forcément l’un de nous y jetait de temps en temps un regard furtif. 4h44.
Nous avons fini par nous endormir.
Le matin a été un jour comme un autre.
Souvent si je me réveille la nuit, pourtant, il est 4h44.